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Le Choix du conjoint : Seule affaire de Dieu ou décision exclusive de l’homme !

« Avec qui me marierai-je » est le titre d’un merveilleux ouvrage de Luis Palau, et c’est aussi la question que se posent les jeunes et les moins jeunes qui cherchent un conjoint. Certains sont conscients du désastre que pourrait provoquer dans leur vie un choix inapproprié, un choix malheureux.

Mais d’autres rêvent soit d’être la Cendrillon vêtue de haillons et chaussée de vielles sandales que le prince charmant viendrait enlever, soit d’être le prince charmant qui viendrait sur un cheval blanc prendre la belle souillon pour l’amener couler de jours heureux dans un palais. Sans se soucier d’une quelconque compatibilité spirituelle, intellectuelle, sociale, ces jeunes rêvent de se jeter dans les bras d’un prince ou de Cendrillon à la seule condition qu’il fasse le charme de leur cœur.

Pendant que les seconds, nourris à l’eau de rose des séries hollywoodiennes et des romans du même genre, ouvrent leurs cœurs et les expose au grappin du (ou de la) premier venu(e), les premiers s’attendent à voir Dieu venir dans une révélation leur montrer comme à Ezéchiel ou à Daniel, qui est l’élu (e) de leur cœur. Ils s’en remettent à la « prophétie » et se disent prêts à accepter le choix que Dieu seul est capable de faire.

A la longue ces deux groupes deviennent la proie facile des entremetteurs et autres prophètes ou pasteurs désireux de caser certains des leurs. Ces derniers ne se gênent pas pour annoncer des prophéties liant un tel frère avec une telle sœur. Au nom de Dieu ils fond des couples alors même que les concernés dans certains cas n’ont jamais envisagé de s’unir et ne sont pas du tout prêts pour un tel événement.

Les prétendants au mariage sont aussi la proie des séducteurs et autres aguicheuses qui, en quête de bon mari ou d’épouses fidèles savent pouvoir en trouver dans l’Eglise. Ces derniers débarquent dans les assemblées en déployant tous leurs charmes auprès de ceux qui attendent Cendrillon ou le prince charmant. Le zèle qu’ils mettent à « loué » ou à « adorer », à « parler en langue » ou à chanter pour la « gloire de Dieu » ne trompe que les cœurs d’amadou près à se livrer à n’importe qui à condition qu’il sache séduire comme dans les séries à l’eau de rose qui nourrissent leur soirées.

Nous ne prétendons pas que les prophéties n’existent plus, non. Nous pensons même que Dieu continue d’utiliser chaque jour ses serviteurs pour exprimer sa volonté sur la vie sentimentale d’une de ses brebis. Mais comment faire la différence entre ceux qui expriment leur désir et ceux qui parlent vraiment au nom de Dieu ?

D’autre part nous ne sommes pas contre la séduction quand elle s’exprime comme une mise en valeur des dons et des qualités pour attirer l’attention de celui ou celle qui est la « Eve » ou l’ « Adam » de notre cœur. Mais celui qui a créé l’homme et la femme peut-il être exclu du choix de notre conjoint alors que l’objectif que nous devons atteindre en tant que couple est justement d’être à son image ? En d’autre terme, qui choisi ? Est-ce « Dieu », le pasteur ou le prophète de service qui nous impose un conjoint ? Ou alors n’avons-nous besoin pour nous marier que de n’écouter nos sentiments ?

Pour mieux comprendre les différents paramètres, voir critères qui entre dans le choix du conjoint, je vous propose de faire un tour avec moi au jardin d’Eden.

Il est écrit dans Genèse 2 :18 : « L’Eternel Dieu dit: Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. » Dans le verset qui précède, Dieu fait le constat de la solitude de l’homme et annonce la solution. Tel qu’il est rédigé, ce verset peut faire croire à certains que Dieu ne prend conscience de la solitude de l’homme qu’au moment précis où il en fait le constat. Il n’en est rien car la femme serait dans ce cas une créature qui viendrait après coup et Dieu ne l’aurait mise auprès de son conjoint que pour corriger une erreur commise lors de la création de l’homme.

Dieu est Omniscient et Prescient il ne peut donc y avoir défaut dans sa création. La réalité est (comme nous enseigne Genèse 1 :27) que, dès le départ Dieu a l’intention de SE projeter sur terre à travers deux personnes distinctes : Un homme et une femme. Mais Dieu veut un homme libre car Lui-même est libre. Il n’est donc pas question d’imposer à l’homme à qui il a l’intention de confier la direction du couple, une compagne. C’est pourquoi après avoir fait le constat de la solitude de l’homme et trouver la solution à son problème au verset 18, il l’engage dans un autre exercice.

Dans Genèse 2 :19 il est dit : « L’Eternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. » Ce passage arrive juste après que l’éternel ait constaté la solitude de l’homme et donné la solution qui convient pour résoudre le problème. A ce moment, on se serait attendu à ce que Dieu crée la femme pour répondre au besoin de solitude de l’homme. Mais au lieu de cela, Il crée et fait défiler devant l’homme les bêtes deux à deux avec pour but avoué de voir comment il les appellerait. En d’autre terme, Dieu veut que l’homme marque son autorité sur toutes les autres créatures existantes sur la terre.

Le but inavoué par Dieu en faisant défiler les bêtes devant l’homme deux à deux apparaît dans la deuxième partie du verset 20 ; « pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui. » En faisant défiler les bêtes en couple, Dieu amène l’homme à prendre conscience de sa solitude. Après avoir donner les noms aux couples d’animaux et d’oiseaux, l’homme se rend compte qu’il est seul. Le besoin de combler cette solitude se crée dans son cœur. On peut aisément imaginer qu’après cette prise de conscience, l’homme ait laissé courir son imagination pour deviner comment pourrait être sa compagne, qu’il lui ait donner un profil physique, psychologique et autre… Au vu de sa relation d’alors avec Dieu, il est même possible d’imaginer qu’il soit aller voir son créateur pour lui présenter son besoin. Ceci expliquerait la merveilleuse exclamation qu’il lance lorsqu’il voit Dieu en compagnie de Eve «Voici bien cette fois celle qui est os de mes os, chair de ma chair. Elle sera appelée “femme” car elle a été prise de l’homme.»

En fait, l’homme s’écrit : « voici cette fois » preuve que qu’il y ait eu d’autres fois malheureuses. L’homme reconnaît en la femme, une partie de lui-même. Il faut également noter que le terme hébreu traduit par « amena » dans le verset 22 veut en réalité dire « défiler vers ». Après avoir créé Eve de la côte de l’homme, Dieu la fit passer vers Adam et ce dernier se reconnu dans la belle femme qui passait dans sa direction sous les bras de l’Eternel.

Dieu aurait pu créé l’homme et la femme en même temps, mais il se refuse de faire le bonheur de l’homme malgré lui. Il voudrait amener ce dernier à participer à l’accomplissement de son bonheur, à être co-artisan avec lui dans la transformation du monde. Ce principe défini par Dieu dés le sixième jour de la création du monde reste valable aujourd’hui.

Après avoir observé avec quelle minutie Dieu organise la venue de la femme et quels trésors d’ingéniosité il déploie pour impliquer l’homme dans le choix de sa future épouse, il est impossible de continuer de penser que l’être humain n’a rien à voir dans le choix de son futur conjoint. Dieu aussi a tout à voir dans ce choix à cause même de la mission qui sera donnée plus tard au couple : « être à l’image de Dieu. » Le choix du conjoint est donc une affaire des deux ; DIEU & L’homme

 

  1. AUGUSTIN BARNABE TCHENKOUA

Email: a.tchenkoua@laposte.net

tchenkoua1@yahoo.fr

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